









L’agent Specio multiplie les expériences créatrices en variant les supports, les sujets et les techniques.
Il a d’abord parcouru les rues de Bordeaux en posant ici et là (collages, travail à la bombe…) ses personnages à dominante noir et blanc, aux contours bien travaillés et aux fronts généralement dégarnis. On retrouve ces persos dans ses animations numérisées, mais aussi dans ses nombreuses compositions où se mélangent objets et formes bigarrées.
Participant parallèlement à plusieurs projets collectifs, Specio a poursuivi sa démarche artistique en approfondissant différentes techniques de dessin. Il y a par exemple tout un répertoire d’animaux humanisés aux courbes alléchantes et intrigantes, des univers composites à l’intérieur desquelles les détails et les masses racontent une infinité d’histoires, ou encore ce trait rapide et désordonné très présent dans ses carnets de croquis.
Récemment, en particulier dans sa série Chahut
et gros mots, il intègre à ses dessins de petites phrases. Ces
jeux de mots ne sont pas là pour décrire ou guider mais plutôt
pour désorienté le spectateur : l’opposition entre le
verbe et le trait les faits rentrer en conflit. Paradoxalement, cela souligne
la valeur de l’un et de l’autre.
L’agent Specio collabore avec 120ème Art pour continuer cette
création multi-directionnelle, en fixant sur textile une petite partie
de son monde épicé à la lisière de la déesse
oisiveté.
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